J’ai attendu 2 semaines avant d’écrire cet article, pour me calmer, pour ne pas réagir à chaud, mais finalement, la colère est toujours présente. Stop au côté positif de mes articles, et bonjour coup de gueule.

Il y a 2 semaines, avec l’envie de tester un nouvel endroit, je me rendais dans le salon de coiffure Biobela de la rue Milton, à Paris, avec un grand besoin de couper mes pointes, de me faire une jolie coiffure pour un mariage auquel j’assistais le week-end suivant, et aussi de me relaxer un petit moment (Ah! Comme j’aime qu’on s’occupe de moi!).

Erreur n°1. J’arrive devant le salon de coiffure, et je le reconnais! J’y étais déjà allée 5 ans plus tôt, et je n’en avais pas gardé un bon souvenir, mais impossible de me rappeler pourquoi… Je lui laisse une seconde chance, et pousse la porte d’entrée.

Erreur n°2. Une coiffeuse mal-aimable me demande si j’ai rendez-vous, je dis oui, et au même moment une autre coiffeuse m’arrache ma veste pour la poser rapidement sur un cintre, j’arrive à garder mon sac contre moi, mais j’ai l’impression d’avoir été piégée, comme s’il était désormais impossible de faire machine arrière.

Erreur n°3. Très vite, on m’installe sur un fauteuil pour me faire un shampooing, sans me poser aucune question. Ah, si, autant pour moi: après le premier shampooing, la coiffeuse me demande si je veux un soin, « parce qu’ils en auraient bien besoin! » tout en me jugeant. Je n’ose pas lui répondre que c’est à cause du sable et de la mer turquoise de Thailande où j’étais le mois dernier qui les ont rendu dans cet état, la pauvre n’a pas l’air de savoir situer la Belgique sur une carte.

Erreur n°4. Pendant mon soin, une autre coiffeuse s’approche et sort à une collègue derrière ma tête avec une grimace, en désignant une cliente à l’autre bout du salon: « C’est toi qui l’a coiffé? C’est bien foiré… » Je n’ai pas vu, ni entendu la réaction de la coiffeuse concernée, mais cela devait être drôle puisque la première a rigolé. J’ai prié pour que la coiffeuse responsable de ce désastre ne soit pas la mienne. J’aurais mieux fait de prendre mes jambes à mon coup et de déguerpir avant le pire.

Erreur n°5. Je suis face au miroir, la coiffeuse me demande enfin ce que je veux faire de mes cheveux. Je lui réponds que je veux juste couper les pointes et refaire ma pseudo mèche devant. Je ne sais pas si elle a écouté puisqu’elle part avant la fin de ma phrase pour répondre à une autre collègue. Elle revient en disant: « on fait un dégradé derrière? » (Le truc hasbeen depuis le début des années 2000, sérieux!). Je lui réponds non, et elle renchérit avec une grimace comme si je lui avait dit que je voulais la même coiffure que le pape: « ba pourquoi? -Parce que je n’aime pas…? » Que répondre à cela? J’aurais dû partir.

Erreur n°6. Après m’avoir brossé avec la délicatesse d’un rhinocéros en rute, la coiffeuse sort un peigne, une tondeuse… Et coupe mes pointes à la tondeuse!! A la tondeuse!!!

Erreur n°7. Je la regarde massacrer mes cheveux, les yeux écarquillés, comme paralysée. Après séchage, je suis sous le choc: cela n’aura même pas duré 5 min, j’ai des mèches plus longues à l’arrière, dépassant de ma masse de cheveux, et des mèches plus courtes à l’avant, en plein milieu de ce qui ressemble à un foirage monumental, à mi-chemin entre une frange et une mèche d’adolescente nostalgique en manque de Justin Bieber période grande mèche juvénile.

Bilan: 45€ les 20 min de shampooing stressant-viol de cheveux-brushing sans brosse. Je suis dépitée, j’ai l’impression d’avoir été agressée, loin du moment de détente auquel je suis habituée, je ressors avec la furieuse envie de crier et de pleurer en même temps: « Biobela m’a tué! »

Promis, salon Chloë, je ne te ferai plus d’infidélité.

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